Mouche Club de l'Orléanais

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Sortie rivière
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Sortie rivière
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Sortie rivière

Compte rendu de la sortie du 1er mars 2015 aux sources de l'Eclimont.

Note utilisateur: 3 / 5

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Nous fûmes 12 pêcheurs gâtés par la météo, avec des températures clémentes et un vent modéré. Pas de pluie.
Je débutai la pêche vers 9h30, en 12/100 avec un chironome noir sur hameçon de 16 construit lors de la dernière séance de montage. Les truites paraissaient très éduquées, mais une quinzaine de poissons se laissèrent séduire durant les deux heures pendant lesquelles j'utilisai cette mouche. Il y eut durant cette journée des émergences sporadiques de chironomes, ni massives ni prolongées. À noter que lors de certaines émergences ma mouche fétiche était totalement inopérante, les poissons cherchant manifestement autre chose (cf. plus bas). C'est là qu'il aurait été intéressant de récupérer des insectes avec un filet….
Au cours de cette matinée, je croisai Alain qui prenait régulièrement du poisson avec une mouche en dubbing noir que je considère comme une variante de mon chironome noir (ce qui n'enlève rien à son talent, car il a très rapidement retrouvé ses marques après un an d'interruption de la pêche).

Jérôme (était-ce par esprit de contradiction ou intuition géniale ?) a pêché avec des chironomes clairs presque blancs et a pris régulièrement du poisson. Il y avait donc deux variétés de chironomes en train d'émerger dont l'une était claire, ce qui explique mon échec sur certains poissons visiblement en activité. D'où l'intérêt d'avoir plusieurs couleurs.
Louis est resté fidèle à la pêche en sèche, et a réussi à tirer son épingle du jeu avec de petites imitations (peutes entre autres). Sur une des photos, on le voit en pleine conversation avec un lama (j'ai effacé avec PhotoShop, pour qu'on ait pas d'ennuis avec la SPA, la peute plantée dans l'oreille droite de l'animal).
Aurélien a quant à lui réussi à faire passer une truite d'une livre un bassin à l'autre sur un ferrage un tout petit peu appuyé, saluons l'exploit.

En fin de matinée j'ai décidé d'aller m'occuper de notre doyen Jean (88 ans quand même) qui était toujours bredouille. Je lui montai un chironome noir au cul d'un sedge en poil de chevreuil. Mais les truites prenaient discrètement la nymphe sans tirer sur la sèche et sa vue ne lui permettait pas de détecter les touches sous l'eau. Enfin, dans une arrivée d'eau, la sèche fut gobée par une belle truite du kilo. Après deux ou trois démarrages, la ligne se détendit. Elle avait cédé à la jonction du bas de ligne tissé. Je m'aperçus alors que tout son bas de ligne avait bien besoin d'être refait...

Durant le repas, j'étais à côté de Christian qui m'a confié sa surprise de n'avoir rien pris avec des chironomes noirs avec tinsel mais d'avoir pris régulièrement avec les mêmes sans... Il n'avait sans doute pas lu attentivement mon livre.
Durant l'après-midi, je décidai de m'occuper de Jean pour lire faire prendre au moins un poisson. Après différents essais qu'il vaut mieux passer sous silence, j'eu un trait de génie et lui montai sur 16/100 ma mouche sauve bredouille que je n'utilise jamais tellement elle est efficace (ça n'est vraiment pas du jeu!). Cinq minutes après il prenait sa première truite. Je le quittai avec le sentiment du devoir accompli. En fin d'après-midi, il avait pris tout seul six autres poissons et continuait à pêcher sur le parcours alors que tout le monde était en train de plier. Il n'a jamais voulu me rendre ma mouche...Sacré bonhomme! Il tient la forme. Mais bien sûr, comme moi, c'est un corrézien pur jus, du modèle indestructible (on verra pour moi...).

Jean-Marie ayant un peu de mal à prendre du poisson, je lui donnai donc un deuxième exemplaire de cette mouche qui lui permit de prendre deux poissons en une demi-heure.
J'eu l'occasion d'observer Frédéric, qui comme d'habitude pêchait comme si sa vie en dépendait et dans le but de les sortir toutes, le plus rapidement possible. Croyez-moi, si quelqu'un peut prétendre au titre suprême de viandard du no-kill, c'est bien lui. J'eu une affreuse crise d'angoisse en l'imaginant en train de pêcher avec ma mouche sauve bredouille. Depuis, je l'ai signalé à Pierre Barberot. Non mais! À côté de lui, Christian prenait régulièrement du poisson, avec une imitation de nymphe de demoiselle qui aurait pu passer pour un mini streamer aux yeux d'une personne moins avertie. Frédéric lui-même en paraissait offusqué!
Thomas, notre benjamin, passa beaucoup de temps dans la position dans laquelle il est photographié. Quel flegme ! So British!
Pour ma part, je passai une bonne partie de l'après-midi à essayer différentes nymphes autres que le chironome, on peut dire sans aucun succès (et ça fait mal !).

Comme d'habitude, la journée passa en un éclair. Je n'ai pas eu le temps d'aller voir tout le monde, mais il n'y eut pas de bredouille. Chacun prit sa part de truites, y compris Mireille, notre élément féminin.
Ce parcours reste donc une valeur sûre pour apprendre à pêcher en nymphe à vue, l'éducation des truites y est telle qu'on réussit beaucoup mieux avec des imitations plausibles des émergences en cours. J'espère que ceux qui ont gardé des poissons ont effectué un examen soigneux de leur estomac à la recherche de larves, et, s'ils en ont trouvé, les ont photographiées dans le but de les reproduire à l'étau. Si ce n'est pas le cas, pensez-y les prochaines fois. C'est comme ça qu'on progresse. Pour ma part je ne garde plus de poissons mais regrette toujours de ne pas pouvoir examiner leur contenu stomacal.

Pour finir, je m'excuse platement auprès des victimes de mes traits d'humour (mais c'est parce que je les aime bien) et de tous ceux que je n'ai pas cités ou visités pendant cette partie de pêche (mais ils avaient l'air de se débrouiller très bien tous seuls…)
Photos Jérôme et texte Jean-Claude.

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